Mettre fin (faim) à ce tabou ?
« Nous sommes tous des cannibales. Le moyen le plus simple d’identifier autrui à soi-même, c’est encore de le manger.», écrivait Claude Lévi-Strauss, dans La Reppublica, en 1993.
« A l’ère du clonage, des transplantations et des mondes virtuels, et d’une intégrité du corps remise en question, les artistes de l’exposition témoignent d’un nouveau regard porté sur le corps et son éclatement » : c’est le postulat de départ de Jeanette Zwingenberger, commissaire de l’exposition tous Cannibales.
Voici quelques conseils pour devenir cannibale lors d’une visite à la Maison Rouge :
- Consommer d’un regard gourmand le corps tendre des jeunes filles photographiées par Will Cotton.
- Laisser une mauvaise pensée dévorer son esprit, comme le peint Victor Brauner.
- S’allaiter au sein d’une vierge (sans enfant) de Cindy Sherman.
- Dévorer avec les loups de Pilar Albarracin, devenue louve elle-même dans « She Wolf ».
- Recréer un tube digestif complet, la fameuse
machine de Wim Delvoye baptisée « Cloaqua ».
- Se mutiler (virtuellement) dans une mise en scène un peu « gore » de Gilles Barbier.
Comme chantait Gainsbourg dans Mambo Miam Miam : « Soldat ou artiste,… Malheur à qui manque d’estomac »
Tous Cannibales, jusqu’au 15 mai, La Maison Rouge, 10 bd de la Bastille, 75012 Paris