Vénéneuses, généreuses, exubérantes, les fleurs de Victoire de Castellane n’ont rien de champêtre. Hautes en couleur, elles se posent et s’imposent sous des cloches de verre dans le « project space » immaculé de la galerie Gagosian.
Victoire de Castellane (également directrice artistique de la joaillerie
Dior) a laissé libre cours à son imagination débridée pour faire pousser dix imposants bijoux-fleurs-œuvres d’art. Leur particularité ? S’imbriquer dans un socle et faire corps avec lui jusqu’au moment où le bijou sera porté.
Semblant tout droit sorties d’un dessin animé de Walt Disney ou d’une jungle fantasmagorique, ces fleurs sculpturales mi-pop, mi-surréalistes n’ont rien d’inoffensif. Saturées de couleurs flashy et parées de pierres précieuses, leur larges pétales se déploient en bracelets et colliers baroques presqu’étouffants. Victoire de Castellane les a baptisées de noms pseudo scientifiques évocateurs.
« Amanita Satane Diabolus », « Acidea Lili Pervertus », «
Opium Velourosa Purpa », ou encore
« Extasium Ethero Coïtus ». Hallucinogènes peut-être, étonnantes sûrement, ces pièces de joaillerie laissent tout sauf indifférent.
« Victoire de Castellane : fleurs d’excès », jusqu’au 22 mars 2011
Gagosian Gallery, Project Space, 4, rue de Ponthieu 75008 Paris, www.gagosian.com