1er Juillet 2011, 10 heures du matin sur l’île à la tête de Maure. Les calvais arpentent les rues qui, dans quelques heures, seront remplies de festivaliers venus des quatre coins du monde. Calvi On the Rocks, neuvième édition prend ses quartiers dans la ville balnéaire jusqu’au 6 juillet. Six jours de musique hypnotique,d’intimité avec les artistes et durant lesquels Calvi va vibrer, charmer et désarmer.
15 heures, direction la plage et son dance floor sablé. Calvi on the Beach accueille tous les jours des DJs pour des sets exclusifs jusqu’à 19 heures. A l’Octopussy ou à la nouvelle née
Diesel Island (Plage InCasa), l’ambiance est électronique et magique. Des Londoniennes exubérantes aux hippies soixante-huitards en passant par des artistes gominés, Calvi réunit des passionnés. Ceux qui comprennent et vivent la musique. Mais aussi des novices, des gens de passage, qui soudain dansent sur les transats, chérubins dans les bras.
Les pieds dans l’eau, le soleil déjà couchant, les festivaliers voient défiler un condensé du meilleur de la scène électronique actuelle. Des DJ habitués dont Aksel Schaufler allias Superpitcher, des coups de cœurs, des découvertes, des Mozart des temps modernes sous les traits du jeune prodige Nicolas Jaar (19 ans), des attendus comme la déferlante délirante d’Ed Banger et ses copains qui ont « Carte Blanche », l’inconditionnel Laurent Garnier pionnier de l’électro, le frenchy Agoria ou encore, ceux qu’on ne cite plus à l’instar de l'allemand Michael Mayer ou la blonde Clara Moto.
Oui, Calvi est comme la Grosse Pomme ! Elle ne dort plus et troque les buildings contre un paysage euphorisant, entre mer à l’infini et falaises abruptes.
21 heures. Près du port, le théâtre des Verdures se convertit en terrain de jeu sonore. Une soirée, trois concerts. Le lieu subjugue. Décoration vintage pour cette arène musicale où canapés en velours rouge vieilli côtoient tapis et abat-jours old-school. Le soir, toutes les limites s’évanouissent. Les filles arborent des shorts pailletés, d’autres des looks amérindiens tandis que la gent masculine explore des styles délirants. Dans un halo de lumière, le duo Brigitte interprète son « Eye of Tiger » revisité à la sauce de « Ma benz » de NTM. On se trémousse au son de Metronomy dont « French Rivera » est d’ores et déjà l’album de l’été. On se déchaine aux sons des platines de Pedro Winter, aka Busy P., et DJ Medhi. On se laisse porter par le français Yuksek. On chante avec Hercules and Love Affair. On croise Joey Starr et Gaspard Augé (du duo Justice) ou encore les fraichement mariés Kate Moss et Jamie Hince. On danse…
Pour finir la soirée jusqu’à l’aube, rendez-vous au Club 24 ou chez Tao où l’équipe de DJ du Baron a pris ses quartiers. La citadelle offre une vue imprenable sur la baie, le tout sur fond de pop-electro. Irfane (Outlines) et DJ Peter Pan nous plongent dans leurs univers imaginaires tandis que Marco Dos Santos ou Supermayer (alliance de Michael Mayer et Aksel Schaufler) font onduler les corps aux peaux dorées.
Calvi on the Rocks se termine aux sons des ballades minimales de Jennifer Cardini. Le festival corse a conquis plus de 10 000 visiteurs. Le trio organisateur, Édouard Rostand, Lionel Bensemoun et Jean-Marie Tassy, a réussi son pari : nous faire quitter Calvi des images plein la tête et du son plein les oreilles.
L’année prochaine Calvi on The Rocks fêtera ses dix ans.
Besoin de vous le dire ? Soyez au rendez-vous !