Cinema
Avec « Belle Epine », Rebecca Zlotowski signe un premier film très prometteur porté par la présence troublante de Léa Seydoux.
LE COUP DE COEUR
« Belle épine »
Avec « Belle Epine », Rebecca Zlotowski signe un premier film très prometteur porté par la présence troublante de Léa Seydoux.
C’est un premier long métrage bouleversant sur le deuil et l’adolescence. Deux thèmes maintes fois traités au cinéma que Rebecca Zlotowski parvient à aborder avec originalité et une grâce infinie. Prudence, 17 ans, a perdu sa mère il y a quelques jours et se retrouve seule livrée à elle-même dans l’appartement familial. Comment combler ce vide? La jeune femme peine à exprimer sa douleur et se perd aux côtés d’une bande de motards qui passent leurs nuits dans un circuit de moto clandestin à Rungis. Pour incarner Prudence le choix de Léa
Seydoux semble avoir été une évidence. Son naturel, sa beauté et le mystère qu’elle dégage donne à son personnage une incroyable force. Avec grande douceur, la cinéaste filme aussi les corps, la nudité, la sexualité au cœur des préoccupations de l’adolescence. Lumière sombre, musique détonante on est happé de bout en bout, emporté par les grosses cylindrées avec, en fond, le visage lumineux de Léa Seydoux.
« Belle épine » de Rebecca Zlotowski
Sortie le 10 novembre
I.C.
LE BLOCKBUSTER
« Unstoppable »
Après « l’attaque du métro 123 », Tony Scott revient avec un film d’action à grand spectacle et vive allure.
Adeptes des films d’action ? « Unstoppable » est le blockbuster à ne pas manquer! Très attendu le nouveau Tony Scott («Man on Fire», «Spy Game»…) nous entraîne à toute berzingue sur les rails de l’enfer. L’histoire ? Un train transportant des produits hautement toxiques et inflammables, lancé sans conducteur, à très grande vitesse. Un chauffeur et un ingénieur deviennent les héros d’un jour et tentent de stopper l’engin qui menace d’entrer en collision avec un autre train rempli d’enfants, et de détruire toute une ville. Un scénario
à donner le vertige ! Si Tony Scott tire son épingle du jeu et parvient à nous embarquer, c’est qu’il nous offre du grand spectacle et ne laisse rien au hasard. Le rythme est endiablé, la mise en scène d’une impeccable efficacité et les scènes d’actions parfaitement maîtrisées. Le duo Denzel Washington et Chris Pine fonctionne à plein régime. Du divertissement pur jus.
« Unstoppable » de Tony Scott
Sortie le 10 novembre
I.C.
PLUS CONFIDENTIEL
«Welcome to the Rileys»
Jake Scott surfe sur le style du film indépendant américain avec ce deuxième long métrage « Welcome to The Rileys », aussi juste qu’émouvant.
Après avoir interprété la rockeuse Joan Jett dans « The Runaways », Kristen Stewart continue à casser son image de jeune fille un peu niaise associée à son rôle emblématique de Bella Swan dans « Twilight ». Avec « Welcome to the Rileys », elle jure, boit, fume, se déshabille (voire plus) contre quelques billets… Son personnage, Mallory, survit tant bien que mal à la Nouvelle-Orléans entre le club de strip-tease où elle travaille et son appartement miteux. Son sauveur, interprété par un James Gandolfini (« The Sopranos ») bouleversant,
va tenter de la sortir de cette vie de misère tout en se sauvant lui-même. Père d’une jeune fille décédée quelques années plus tôt, il va se prendre d’affection pour Mallory et retrouver ainsi goût à la vie. Leur duo - soutenu par Melissa Leo impeccable en mère névrosée - marche à merveille, sans jamais tomber dans le pathos inhérent au genre. On applaudit la performance de Kristen Stewart, qui prouve enfin qu’elle peut être une très bonne actrice.
“Welcome to the Rileys “de Jake Scott
Sortie le 13 novembre
M.A.G.
Isabelle Courty, Marie-Aurélie Graff
10/11/2010