Chaumont-sur-Loire ou l’Art du jardin
Le domaine de Chaumont-sur-Loire accueille les amoureux des arts et de la biodiversité. Recherche, magie et esthétique sont au rendez-vous du 20ème Festival International des jardins.
20e Festival international
des jardins de Chaumont-sur-Loire
Photo Eric Sander
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Photo Eric Sander
20e Festival international
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Photo Eric Sander
20e Festival international
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Photo Eric Sander
Cette année, le thème « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse » permet aux visiteurs de (re)découvrir la nature et ses infinies richesses à travers des tableaux vivants, véritables plaidoyers pour la reconstruction de notre biodiversité. Présidé par Jean-Marie Pelt,
botaniste et écologiste reconnu, dirigeant entre autres l’institut Européen d’Ecologie, le jury 2011 a sélectionné des œuvres riches en symboles autour des thèmes, de la diversité, de l’échange et du partage mais aussi de la transformation esthétique de la nature prise à l’état brut.
Quand l’art vient au secours du développement durable
Avec leur « Sculptillonage », Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer inventent une sculpture végétale ou animale, forme artistique et ondulatoire : leurs « Champicomposteurs » procèdent à la décomposition de la matière organique pour faire renaitre la vie et transformer la corvée du recyclage en un jeu.
Sur le même thème, le jardin des « bulbes fertiles » né d’un collectif d’architectes, de paysagistes et de jardiniers est une ode aux cycles de l’humus. Le gonflement de formes tissées, la surprise de leur contenu et leur lumière procurent un sentiment de bien-être et font de ce jardin un univers chaleureux.
Quand un happening arty nous plonge dans la nature
Se sentir taupe ou ver de terre, plonger dans la peau que tisse un tunnel de branchages et de terre mouillée et se laisser envahir de pulsions bestiales : tels sont les états que vous proposent les paysagistes Anne Blouin et Allessandra Blotto dans « la transparence du ver ».
Quand le jardin devient musée
La « bibliothèque du souvenir » de Gaëtan
Macquet s’ouvre sur le conte d’un mystérieux jardin du futur, protégeant dans des bulles les graines de plantes disparues, détruites par la main de l’homme. Autres formes de mises sous cloche, le jardin fragile de l’artiste Jeroen Jacobs, à « manier avec précaution », est une interrogation de l’artiste quant à l’avenir commun de la terre et de l’homme. La nature est comme sous perfusion.
« L’envers du décor » de Cathy Vivies et Vanessa Farbos est jardin d’alerte inspiré du tableau de Gustave Courbet l’Origine du monde. Nous y pénétrons par la faille d’une nature exubérante, une fissure dans l’ordre naturel qui laisse apparaitre un jardin factice sous une bulle, comme sous respiration artificielle.
Quand la science permet d’envisager l’avenir
« Le pollen exubérant » de Yekaterina Yushmanova, architecte paysagiste et Ruth Currey, conceptrice paysagiste, met en scène le rôle du vent dans la pollinisation, rappelant que d’infinis croisements sont encore possibles et que le futur peut rester rose… ou vert.
Jean-paul Bath
01/09/2011