Zoom sur Paris Photo 2010
Rendez-vous obligé des galeristes, collectionneurs, acheteurs et simples amateurs de photographie, le salon Paris Photo 2010 promet de belles surprises.
Paris Photo, c’est 3000 m2 sous la pyramide du Louvre, 40 000 visiteurs attendus, 120 exposants, plus de 1000 photographes et des milliers de clichés à découvrir ou acheter… L’édition 2010 a tout pour plaire. Elle est marquée cette année par un retour aux sources avec un focus sur l’Europe centrale, un zoom sur la scène japonaise et en prime, sacre de quelques grands noms contemporains comme Mona Kuhn.
L’EUROPE CENTRALE A L'HONNEUR
La Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne ont pour une large part contribué à l’essor de la photographie mondiale. Brassaï et André Kertész, pour ne citer qu’eux ont fait leurs classes à Budapest. Dans leur sillage, encore aujourd’hui, c’est tout un pan de la jeunesse d’Europe centrale qui utilise la photographie pour mieux saisir le basculement du monde, la fin de l’utopie socialiste et l’arrivée du libéralisme. Avec plus de 90 artistes invités par un tiers des exposants de Paris Photo, on va ainsi pouvoir faire un beau tour d’horizon historique et contemporain de la création de cette région du monde.
LA SCENE JAPONAISE
En Extrême-Orient, au Japon, la scène artistique ne cesse de creuser son sillon, d’affiner son style et de bâtir un univers bien à part, fruit de sensibilités délicates, de regards acérés et d’esthétismes bouleversants. Preuve en est ? Le programme proposé par la galerie Priska Pasquer de Cologne.
Au rendez-vous, Shin Yanagisawa, dont les scènes de rue décalées des années 60 et 70 continuent d’influencer la jeune génération. A voir, une sélection de tirages en noir et blanc de Yutaka Takanashi (la réédition de son livre « Toshi-e » a reçu le prix du livre d’auteur aux rencontres d’Arles 2010). Sans oublier les images oniriques de la jeune photographe Lieko Shiga née en 1980, lauréate du prestigieux Prix Ihei Kimura.
HUMAIN TROP HUMAIN
L’époque vue par les photographes se recentre sur les corps, l’homme, en quête de douceur. A cet exercice, l’artiste Mona Kuhn excelle. De retour dans son pays natal, le Brésil, elle a planté sa caméra au plus près du quotidien intime des gens. Ses images d’une sensibilité à fleur de peau évoquent l’indolence, le plaisir des chairs, loin de toute noirceur. Splendide.
Du 18 au 21 novembre, Carrousel du Louvre, www.parisphoto.fr
Isabelle Lefort
18/11/2010