Bulgari au Grand Palais 125 ans de glamour
La maison italienne investit le Grand Palais avec une rétrospective retraçant 125 ans de création joaillière et horlogère, d’audace et de glamour, version dolce vita.
« Un bijou
Bulgari se reconnaît comme se reconnaît un tailleur
Chanel », soulignait en 1963 le magazine Connaissance des Arts. La maison, créée à Rome en 1884 par un orfèvre grec, a développé en 125 ans une écriture joaillière très reconnaissable, fer de lance du style italien. Un sens de l’innovation et de la couleur qui lui a permis de conquérir le monde et quelques grandes icônes du 7ème art. Visite guidée en quelques pièces d’exception.
L’EMPREINTE ART DECO
Au début du XXe siècle et jusque dans les années 1950, Paris donne le ton en matière de joaillerie et influence profondément
Bulgari. La maison installée via dei Condotti à Rome propose notamment des pièces de style Art déco, comme ce bracelet en or et platine orné de deux clips.
Les généreuses émeraudes centrales témoignent du goût précoce du joaillier pour les pierres de couleur.
AVALANCHE DE COULEURS
Elles prennent d’ailleurs une importance croissante à partir des années 1960, époque où la maison affirme des caractéristiques stylistiques propres : symétrie des formes, sens du volume et associations de couleurs de plus en plus libres (voir cette parure de 1965 en cabochons d’émeraude, d’améthyste et de turquoise). Un style sensuel et flamboyant qui ne manque pas de séduire les stars.
LES BIJOUX DE LA DOLCE VITA
Anna Magnani, Sophia Loren, Gina Lollobrigida apparaissent fréquemment en public parées de leurs bijoux
Bulgari et la marque fréquente les plateaux de cinéma, notamment lors du tournage de "The Visit" (1964) avec Ingrid Bergman.
Riche en photos, documents et esquisses, une section de l’exposition est consacrée à ces années de la dolce vita.
LE CHOIX D'ELIZABETH TAYLOR
Mais la plus grande fan de la maison est probablement Elizabeth Taylor, qui prit ses habitudes via dei Condotti durant le tournage de " Cléopâtre " à Cinecittà. " Le seul mot qu’Elizabeth connaisse en Italien est
Bulgari ", plaisantera même Richard Burton, tombé sous le charme de l’actrice. Il lui offrira dès lors souvent des bijoux, dont ce collier en émeraudes et diamants en cadeau de mariage, qu’elle portera en de très nombreuses occasions.
LES SIXTIES FLAMBOYANTES
Les années 1960 marquent également l’avènement de plusieurs créations emblématiques de
Bulgari. C’est le cas des « Gemme Nummarie », ces bijoux conçus à partir de pièces de monnaie antiques ou anciennes, mais aussi des bracelets-montres serpents dont le reptile paré d’émail polychrome et de gemmes s’enroule étroitement autour du poignet. Ces pièces devenues culte continuent aujourd’hui à inspirer de nouveaux modèles à la maison.
L’AUDACE DES ANNEES 1980
L’opulence, les couleurs vives, l’audace dans le choix des matières caractérisent le style des années 1980 et 1990.
La marque, désormais présente aux quatre coins du monde, se fait remarquer aussi bien pour sa haute joaillerie que pour ses collections plus grand public, à l’image des bijoux Parentesi composés d’un motif géométrique répété ou des montres
Bulgari-Bulgari, dont le succès ne s’est depuis jamais démenti !
Bulgari, 125 ans de Magnificence Italienne, jusqu'au 12 janvier 2011
Grand Palais, av. Winston Churchill 75008 Paris
Julia Dubreuil
16/12/2010