Le renouveau du Royal Monceau
Après une mémorable « Demolition party », puis deux ans et demi de travaux, le Royal Monceau a rouvert ses portes le 18 octobre. Revue de détails de ce palace signé
Philippe Starck.
Exit les codes désuets
Place au mélange des genres, au pop-corn et aux esquimaux à déguster dans une salle de cinéma privée, aux cours particuliers de guitare donnés dans les chambres, au studio d’enregistrement de poche mis à disposition des stars…
Le palace mythique de la rive droite est entré dans une nouvelle ère. Ont été bannis : les vases garnis de fleurs, les tapisseries ringardes et le « total look » Napoléon III, XVIIIe ou art déco.
Une ville dans la ville
Entièrement remodelé par Philippe Starck, l’établissement a revu la taille des chambres à la hausse. Il en compte désormais 132 contre 265 à l’époque, ainsi que deux restaurants et un bar peuvant accueillir 500 couverts.
En plus de la librairie déjà opérationnelle, un spa
Clarins de 1500 m2 baptisé « My Blend », une grande piscine de 28 mètres et un concept store signé "L’Éclaireur" seront inaugurés d’ici la fin de l’année.
Intime et signé
Avec des objets chinés, des lampes en céramique de Vallauris, des livres simplement posés sur des étagères et une sélection hétéroclite de mobilier contemporain, Philippe Starck a créé des atmosphères intimes à l’intérieur des grands volumes. Les amateurs de cigare peuvent se retrouver par exemple dans un petit salon rouge qui leur est réservé.
Côté services, pour les gourmands, le pâtissier Pierre Hermé - qui contrôle à peu près toute la marchandise sucrée circulant dans l’hôtel - a prévu des mille-feuilles à customiser réalisés à la minute.
Une place vivante pour l’art contemporain
Avec quatre expositions par an et des tirages de jeunes photographes disséminés un peu partout dans l’hôtel, l’établissement s’ouvre aux artistes, connus ou émergents.
Chargé de réaliser une "art newsletter" distribuée dans les chambres, " l’art concierge" du Royal Monceau prépare des programmes de visites personnalisés et conseille les clients qui le souhaitent dans l’acquisition d’œuvres d’art.
Le retour des « folies »
Des murs entièrement recouverts de coquillages (par Thomas Boog), une fresque monumentale au plafond dans le restaurant principal (signée Stéphane Calais), une théière géante dans le jardin (de Joana Vasconcelos) … : le Royal Monceau s’est offert des "folies". Elles rappellent celles en vogue dans le quartier, au XVIIIe siècle. Le parc Monceau, créé en 1773, en faisait partie.
Royal Monceau, 37. Av Hoche 75008 Paris, www.royalmonceau.com
Alfred Escot
28/10/2010