Rendez-vous à Atacama, désert lunaire au Chili
A l'extrême-nord de Santiago, la capitale chilienne, le petit village de San Pedro de Atacama offre un point de départ idéal pour partir à la découverte de l'un des déserts les plus surréalistes au monde.
Le jour se lève sur la Valle de la Luna. Les visiteurs observent, ahuris, l’apparition lente et régulière d’un paysage extraterrestre, à l'extrême-nord du Chili. Du haut de la dune, le désert d’Atacama déploie la magie âpre d’un relief considéré comme l’un des plus arides au monde. Perché à 2440 m d'altitude, le charmant petit village de San Pedro d'Atacama sert de point de départ aux visiteurs et permet de rayonner alentour, au cœur de l'Altiplano.
Eblouissantes, les étendues blanches
de l’immense Salar d’Atacama scintillent sous le soleil austral
A l’horizon, barré par les montagnes aux cimes enneigées, tout n’est que roches rugueuses sculptées par les vents et concrétions de sel pétrifiées de chaleur. Tandis que les fous de surf dévalent les pentes sableuses pour s’adonner au sandboard, les moins téméraires font une expérience tout aussi surréaliste : la trempette dans une lagune d’eau salée au beau milieu du désert. Sous l’œil impassible du majestueux volcan Licancabur, on se baigne, ou plutôt, on flotte sans effort sur la laguna Cejar, à une vingtaine de kilomètres de San Pedro.
Sur la laguna Chaxa, à 60 km au sud de San Pedro, la vie se découvre en rose
Les dernières lueurs du jour teintent le désert de reflets ocre et parme et les flamants de toutes espèces se regroupent en bandes, dans un silence lunaire. Il est temps de siroter l’apéritif devant un coucher de soleil à couper le souffle. Bientôt, une pluie d’étoiles s’abat sur Atacama, un morceau de poussière terrestre au ciel si pur qu’il abrite l’une des bases astronomiques les plus modernes au monde. La randonnée à cheval au clair de lune, à travers sentiers tourmentés d’une immensité battue par les aléas d’un climat extrême de la Valle de la Muerte, ne se refuse pas.
De retour à San Pedro de Atacama, charmante oasis, la fête bat son plein
Dans le village d’adobe (un matériau local fait de pierres et de pailles séchées), presque entièrement piéton, bars et restaurants font le plein, tandis que les jeunes se préparent à la fiesta locale : le concert en plein désert. Bienvenue sur la planète Mars.
Claire Cousin
07/07/2010