Week-end à Budapest

Budapest, à 2 h de Paris, recèle bien des trésors. Balades de charme, bien-être thermal et luxe art nouveau, trois raisons de partir en week-end dans la capitale hongroise.
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Arpenter l’historique Buda et l’active Pest
Budapest a réuni en 1873 deux villes séparées par le Danube, Buda et Pest. Impossible de ne pas déambuler dans la vielle ville préservée de Buda, toute en collines. Autour du Château et de l’église Mathias, le centre historique de la capitale hongroise déroule ses petites rues pavées et ses façades ocre jaunes comme les images d’un livre d’un autre temps. Du haut du Bastion des Pêcheurs, la vue sur la ville et le Parlement est imprenable.
Retour côté « Pest », de l’autre côté du Danube où l’agitation urbaine reprend ses droits. Niché dans une impressionnante halle de 1890, le marché couvert vaut le détour avec ses étals colorés de charcuteries, d’épices et de fromages. Pour l’ambiance plus que pour la gastronomie, on y déjeune à l’étage, assis comme les touristes chez Fakanal, ou debout comme les locaux dans les allées latérales du marché.  

Barboter dans des bains chauds
La particularité de Budapest ? Sa richesse en eaux thermales chaudes et bienfaisantes. Avec une centaine de sources, Budapest est la seule capitale européenne recelant un tel trésor thermal. Ici, se rendre aux bains est un art de vivre, jour et... nuit. Les anciens y jouent aux échecs hiver comme été en plein air, assis dans l’eau chaude (de 20 à 38 degrés) des immenses
bassins des bains Széchenyi, au charme désuet.
Autre option : barboter au plus chic (et plus cher) Gellert, où tout n’est que marbre, colonnades et mosaïques. Le dernier must ? Les « sparties » (spa + parties) aux bains turcs Rudas. Passé 22h (jusqu’à 4h), place aux DJs et clubbeurs venus danser en maillot dans l’atmosphère vaporeuse des bains.

S’imprégner d’Art Nouveau
Un air Art Nouveau flotte sur la capitale hongroise. Au Café Gerbeaud (le Ladurée local), on prend le thé en dégustant un Esterhazy (gâteau au chocolat et noix) dans un décor début de siècle qui a tout du café viennois.
Puis on déambule autour de Lipotvaros, où les façades Art Nouveau se dévoilent au détour des rues. La plus impressionnante : la Banque Nationale d’Odön Lechner (le Gaudi hongrois), avec son toit en tuiles colorées. Autre fleuron Art Nouveau, l’ancien siège des assurances Gresham (1906), qui
abrite désormais le très luxueux Gresham Palace. Minutieusement restauré en 2004, l'hôtel dévoile des trésors Art Nouveau ponctués d’œuvres contemporaines, comme le magnifique lustre en verre du lobby. Derrière ses lourdes portes en fer forgé ornées de paons, tout n’est que mosaïques, motifs organiques et autres arabesques. Véritable palace-musée, on y boit un cocktail au son du piano et on y dîne divinement. Nec plus ultra : loger dans une chambre avec vue sur le Pont des Chaînes éclairé de mille feux.


Flâner dans la vieille ville, se prélasser dans des eaux thermales à 35 degrés et se plonger dans l’époque Art Nouveau, les ingrédients clé d’un week-end à Budapest

www.hongrietourisme.com  -  http://www.budapestinfo.hu  -  www.fourseasons.com/budapest
Isabelle Vatan
28/01/2011
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