En attendant le tout électrique, les citadines font de la résistance. Peu polluantes, abordables et très sexy, elles ont tout pour elles.
C’est une certitude, il n’y aura pas plus douées que les voitures électriques pour circuler dans le cœur de nos villes. Mais ce bonheur (dépollué) ne reste pour l’instant et pour quelques mois encore qu’une… promesse. Autrement dit, les petites automobiles ont encore quelques belles heures de prospérité devant elles. On a, en effet, jamais trouvé mieux qu’une petite carrosserie (gage de légèreté), équipée d’un bon vieux petit moteur à explosion, pour contenir immédiatement les consommations en carburant et limiter, par la même occasion, les rejets polluants, le CO2 en particulier.
Ajoutez à cela des prix naturellement contenus et les aides consenties par les états pour dynamiser un marché touché de plein fouet par la crise et l’on comprend alors notre engouement actuel pour des modèles de moins de 4 mètres. Tant mieux. Car au fond, ces objets lilliputiens boudés avant le passage à l’an 2000, notamment aux USA, font désormais étalage de leurs indéniables qualités. A commencer par leur aptitude naturelle à se faufiler dans le trafic et se garer dans un trou de souris. Et puis, les constructeurs ont bichonné leur finition, voire même leur confort. Qu’existe-t-il en effet de plus craquant qu’un tableau de bord en chrome et boiserie d’une Mini Cooper, plus enthousiasmant que le pare-brise panoramique de la nouvelle Citroën C3 ? Sans compter leurs aptitudes routières propres à affronter les kilomètres sans jamais trop consommer : une Smart est aujourd’hui capable de vous emmener à Deauville depuis la capitale. Une Toyota IQ avec quatre personnes à bord, le tout sur moins de trois mètres de long, n’exige ainsi pas davantage que 4 l/100 km… si les pompistes ne s'enthousiasment guerre les spécialistes du climat applaudissent. La plupart de ces machines ne recrachent en effet pas plus de 120g de CO2/km. En France, c’est l’assurance d’obtenir un bonus de 700, voire même 1000 euros pour celles qui descendent sous la barre des 100 g de CO2/km.
Des prédispositions « écologiques » vont jusqu’à séduire l’Amérique du Nord. Le succès de la Mini à Los Angeles et celui de la Smart à NYC y sont incontestables. Une success-story qui vient de décider Ford de lancer sa Fiesta (modèle dessiné à l’origine pour l’Europe) sur le nouveau continent. Du jamais vu. Il faut aussi dire qu’en terme de crash test, ces petits gabarits n’ont rien à envier aux plus grosses limousines ou 4x4 ; la Toyota IQ arbore ainsi cinq étoiles aux fameux crashs-test Euroncap ; la note maximale. Que reste-t-il donc aux grandes ? Si ce n’est du volume supplémentaire pour les bagages et, plus de place pour les jambes des passagers… d’autant que les premières voitures électriques seront avant tout des citadines ! Smart, Mini et Renault ZOE en tête.









