Alors que Paris est en effervescence avant de débuter sa Fashion Week, Milan vient de clôturer hier ses défilés. De
Gucci à Jil Sander en passant par
Prada, les plus grandes marques italiennes du luxe ont dévoilé leurs tendances printemps-été 2012.
De la couleur, il y en aura et à profusion. Moins flashy et color blocké que l’été précédent, celui de 2012 misera sur un cocktail de fruits et légumes sur fond de mambo. Dès le printemps, on persistera sur le vert (déjà au centre des convoitises modeuses de l’hiver 2012) avec des déclinaisons émeraude, vert d’eau et granny, notamment chez Massimo Rebecchi et Just
Cavalli.
Les indissociables Domenico et Stefano puisent leurs inspirations dans la primeur estivale à grands renforts d’imprimés pimentés, tandis que les années 50 flirtent avec les lignes sensuelles des robes du soir d’un noir intense. Mi-brassières, mi-cropped top, les corsets à l’ADN Gaultier sont revisités à la sauce sicilienne de Dolce & Gabbana. De quoi se consoler de l’ultime show D&G, à coups de gourmandises méditerrannéennes.
Chez
Gucci, l’architecture et le design s’emparent des courbes des vêtements, leur donnant une empreinte art déco structurée. Las de l’androgénie, Frida Giannini (Gucci) et Miuccia
Prada intronisent la féminité au centre de leurs collections aux imprimés psyché ou façon foulard Hermès.
Le blanc immaculé cher à l’hiver continue son ascension dans les hautes sphères de la mode grâce à Raf Simons (Jil Sander) et Versace, où la femme fatale est à l’honneur. Malgré un regain de sobriété, Donatella permet aux plus excentriques une soirée de milles feux, parées d’or de la tête aux pieds.
Minimaliste un jour, minimaliste toujours, le kaiser Lagerfeld offre un défilé racé à
Fendi influencé par le corps médical où l’on découvre une femme sûre d’elle, stricte mais ultra féminine, représentée par avec une Anja Rubik plus belle que jamais.
Coup de cœur pour
Moschino dont l’esprit des corridas s’allie à la femme dominatrice et glamour aux origines hispaniques. Outre les lignes empruntées à la tauromachie, on redécouvre les robes virginales aux accents mexicains qui combleront les romantiques.
Pour finir, pas de nouvelles matières pour l’été 2012, mais un florilège de soie plissée, de cuir souple et de fioritures baroques. Entre influences puisées dans l’univers des masques vénitiens carnavalesques, des matadors audacieux et des basics incontournables, l’été 2012 défilera aux rythmes de la gaité latine. Olé !