En cashmere, velours, lamé ou jean, le trench Azzaro, avec ses boutons en cristal Swarovski qui brillent, fait partie de ces articles de mode impeccables et polyvalents qui parachèvent un style, qu'il s'agisse d'un pantalon ou d'une robe de soirée à fanfreluches. Epaules étroites, coupe subtile aux manches et à la taille, il ne possède pas cet excès de matière qui fait gonfler habituellement les autres trenchs. Il est vrai qu'il a fallu plusieurs saisons à Seward pour le perfectionner. « N'oublions pas que je suis chez Azzaro depuis cinq ans », dit-elle, avant de souligner qu'elle a toujours été « la spécialiste du trench ». Premièrement, c'est un de ses looks préférés, et puis, il y a sa collection particulière. « Je dois avoir chez moi un cimetière de trenchs qui vont des
Burberry vintage au modèle
APC en passant par Isabel Marant », avoue cette Argentine de 37 ans.
L'expérience professionnelle de Seward n'est pas négligeable. Elle a débuté aux côtés de Karl Lagerfeld chez
Chanel Studio. « J'ai commencé par les boutons », dit-elle. « Cela m'a donné le goût du détail et le sentiment que rien ne devait être trop compliqué. » Seward est ensuite passée au département bijoux fantaisie de la maison
Chanel, avant de rejoindre Tom Ford chez Yves Saint Laurent, où elle a imaginé ses accessoires si recherchés. Avec des best-sellers comme sa robe en jersey (three rings ??), ses tuniques et ses twin sets en cashmere, et des clientes comme Jemima Khan, Valérie Lemercier, Alice Taglioni et Audrey Tautou, Seward affirme que « l'arme secrète d'Azzaro », est la présence de Madame Josie dans le premier atelier. « Elle connaît toutes les règles de la coupe. » Toutefois, la meilleure source d'inspiration de Seward reste son mari, Bertrand Burgalat, le producteur de disques. « Non seulement il est super looké, mais il fait la musique de tous nos défilés, des événements très intimes qui n'accueillent jamais plus de quarante invités. »