Un été en mode macramé
Influences 70’s oblige, le macramé et le crochet se sont imposés sur les défilés printemps/été 2011, en version hippie chic ou réinterprétée. Leçon de style.
Roberto Cavalli,
Collection Printemps-Été 2011
Roberto Cavalli,
Collection Printemps-Été 2011
Salvatore Ferragamo,
Collection Printemps-Été 2011
Emilio Pucci,
Collection Printemps-Été 2011
Dior,
Collection Printemps-Été 2011
Gucci,
Collection Printemps-Été 2011
Julien MacDonald,
Collection Printemps-Été 2011
Catherine Malandrino,
Collection Printemps-Été 2011
Catherine Malandrino,
Collection Printemps-Été 2011
Macramé seventies
On a presque toutes en tête l’insolente beauté d’une Jane Birkin (dé)couverte d’une minirobe au crochet, tenant le bras de Serge Gainsbourg. Incarnant de manière emblématique la fin des sixties (désinvolture sensuelle, nudité-liberté, naturalisme des matériaux, fierté du fait main), le
macramé et le crochet ne pouvaient que revenir en force auprès des créateurs très inspirés par la période.
Cet été, le
macramé est ainsi repris au pied de la lettre seventies en version robe longue et fluide chez Emilio Pucci et Roberto
Cavalli (les Italiens
seraient-ils plus bohèmes ou simplement plus prompts à déshabiller l’allure ?). Chez Salvatore
Ferragamo, on s’éloigne un soupçon de l’enthousiasmant cliché au travers d’une robe en
macramé ceinturée version jolie madame.
Macramé revu et corrigé
Certains créateurs s’aventurent sur des terres africaines, ethniques, folkeuses.
Gucci, Julien
MacDonald et Catherine Malandrino rythment ainsi la silhouette de plastrons frangés, de trouées déconstruites, d’une note quasi punk. C’est un
macramé fifties, marié aux imprimés hawaïens et à une allure de pin up en technicolor, que
Dior célèbre cet été.
Plus glamour que babas, ces
macramés nous semblent modernes et bien plus portables. Extraits d’un total look hippie, ils retrouvent une certaine intemporalité. Sans rejoindre pour autant le renouvellement apporté par Azzedine Alaïa, emmenant la maille et ses jours beaucoup plus loin. Au delà de ses différentes déclinaisons, ce qui reste inhérent au
macramé, c’est sa transparence.
En 2011,
avons-nous la semblable revendication (ou le cran) de paraître à demi nue comme les belles des seventies le firent ? Les plus hostiles rappelleront avec perfidie la possible comparaison entre napperon de mamie, saucissonnage filet de pêche et
macramé. Bien évidemment, si la tendance nous charme (un peu par nostalgie, un peu par esprit d’authenticité et de retour aux sources), nous n’oserons le
macramé au premier degré qu’au bord de la mer, habillant à peine un maillot de bain. En ville, nous choisirons volontiers des tops au tissage bien serré détourné vers des rives plus preppy grâce à un pantalon de toile beige, ou, plus rock, avec une jupe en cuir.
Marie Haumont
06/06/2011