Une montre au poignet ? Quelle banalité ! Des cadrans inédits aux montres de poche ou à secret, les façons de porter l’heure se diversifient, apportant un peu de fantaisie dans ce secteur ultra-compétitif. Dernière tendance en la matière, les montres pendentifs imaginées par les joailliers et horlogers, sous influence respective.
Les modèles, majoritairement féminins, s’accrochent à une chaîne chez Tissot,
Diesel ou de Grisogono, mais aussi à un lien de cuir, comme la Harnais Pocket d’Hermès ou la Koppel pendentif de Georg Jensen. Lancée en 2006, cette version de la montre au cadran rond et épuré, vient compléter la ligne Koppel, best-seller de la marque danoise. En matière de mode, ce sont les modèles signés Marc by Marc Jacobs, en forme de pomme, poire, guitare ou tête de mort, qui font fureur depuis plus de deux ans.
Héritières des « pocket watches », qui retrouvent les faveurs des hommes, des montres de forme (boîtiers en forme de fruit, instrument de musique…) et des châtelaines suspendues à la ceinture du XVIIe au XIXe siècle, les montres pendentifs s’étendent aujourd’hui de la fantaisie à la joaillerie. Diane von Furstenberg by H.Stern, de Grisogono ou encore
Chanel Horlogerie, dont la Première Perles se porte autour du poignet ou du cou, prennent la suite de
Piaget, qui créait dès 1971 une montre sautoir avec cadran en turquoise.
Côté créateurs, Patrice Fabre en a conçu une en argent et béton (édition limitée), dans la lignée des bracelets qui l’ont fait connaître, tandis que la toute jeune marque Anna-Rose décline son modèle Marghareta en or ou argent oxydé et pierres fines. « Plus qu’une montre, plus qu’un bijou : nous voulions un vrai bel objet », confie la co-fondatrice Karine Margraff, inspirée par un pendentif ancien. En sautoir, la propriétaire « peut la tourner, jouer avec, profiter de toutes ses facettes », ajoute-t-elle. En somme, « une manière plus ludique et féminine de porter le temps ».