BMW SERIE 7
Le nouveau vaisseau amiral de BMW débarque sur nos routes pour damer le pion à ses éternelles rivales, Mercedes Classe S et Audi A8 en tête. Un match de Titan qui pourrait être compromis faute de spectateurs, en plein chaos du marché automobile.
350 pages, voilà ce que vous devrez ingurgiter si vous souhaitez connaître toutes les subtilités de la nouvelle BMW série 7. Un manuel d’utilisation aussi lourd qu’un annuaire, qui résume bien la tendance de l’époque, à savoir toujours plus de technologie embarquée, notamment au service de nos éventuelles défaillances. Affichage tête haute des informations en transparence sur le pare-brise, alerte de franchissement de ligne blanche, détection de véhicules dans l’angle mort, caméras de recul et latéral pour les manœuvres, vision nocturne infrarouge avec repérage de piéton à 300 mètres, reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse, radar contrôleur de distance, freinage automatique en cas d’urgence… Il n’y a pas plus sophistiqué sur le marché. Et en plus elle roule plutôt bien. Réputation BMW oblige, cette longue berline (5,07 m) réussit à se montrer aussi douillette que joueuse et agile, aidée par des roues arrière directrices et 4 modes de conduite qui paramètrent la suspension, la réponse de l’accélérateur, la direction et le délai d’intervention de l’ESP (contrôle de trajectoire). Un airbus roulant qui se pilote comme un Cessna en quelques sortes. Enfin, grâce à son programme Efficient Dynamics qui traque toutes les économies d’énergie possible, la 7 consomme 10 % de moins que la précédente (7,2 litres en version diesel), et donc pollue moins, tout en développant plus de puissance, 245 ch contre 231 ch. La question n’est donc pas de savoir si la Série 7 est une bonne voiture, mais plutôt à qui elle s’adresse en ces temps troublés. Les gros rouleurs, les puissants affairistes, les stars, les footballeurs, les diplomates, les ministres, les présidents, ou simplement les amateurs de belles automobiles, vont-ils eux aussi changer de comportement pour rouler plus light ? Telle est la question.
19/02/2010