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Ferrari », vous en obtenez 82 300 000 ! Tout est dit.
Ferrari est un mythe planétaire, dont chaque création est attendue comme le Messie. Les apôtres de Maranello ont donc veillé à offrir le meilleur à la petite dernière qui représente déjà le gros des ventes. Notons au passage que la F458 crie son amour à son pays d’origine en accolant Italia à son patronyme. Fierté nationaliste ou signe distinctif affirmé du chic italien ?
Dessinée sous la houlette du duo Franco/Belge Donato Coco et Lowie Vermeersch, patron du design chez
Ferrari pour le premier et chez Pininfarina pour le second, la plastique de la F458 réussit a réinventer les codes maisons sans renier l’ADN familial, tout en dégageant une modernité technologique et sensuelle. Un tour de force que les photos sont loin de refléter.
• Des phares à LED en Y aux triples sorties d’échappement centrales, en passant par les plis et déliés aérodynamiques de la carrosserie, tout se joue dans la finesse des détails.
• Tout aussi inspiré, le poste de conduite semble avoir été développé pour le jeu Granturismo. Seul le compte-tours possède encore un compteur à aiguille, les autres infos sont délivrées par des écrans numériques.
• Le conducteur peut quasiment tout piloter au volant : le démarrage, le changement des 7 vitesses de la boîte à double embrayage, les clignotants, mais aussi la suspension, la direction, et tout cela grâce au Manettino. Ce bouton magique paramètre « le caractère » de la voiture en fonction du mode retenu : confort, sport, pluie, ou ESP off (toute assistance déconnectée)…
Développé avec la complicité de Michael Schumacher, la diva
Ferrari est une véritable formule 1 de la route. Placé en position centrale arrière, son V8 de 4,5 litres de cylindrée (D'où son nom 458, 45 pour 4,5 l et 8 pour 8 cylindres) développe 570 ch, abat le 0 à 100 en 3 à 4 secondes et catapulte la bête à 325 km/h. Si ces chiffres apparaissent déconnectés de toute réalité pour beaucoup d’entre nous, ils constituent une raison d’être chez
Ferrari, ce qui, en pleine crise des consciences, est un casse-tête identitaire.
Pour faire face à l’urgence, la F458 revendique sa légèreté, 1 380 kg, ce qui lui permet de réduire sa consommation à 13,7 l/100 en moyenne et ses émissions de C02 à 320 g/km. On est loin du bonus, mais le beau Luca Di Montezemolo nous l’a promis,
Ferrari créera des « super cars » de plus en plus propres. Hybride ? 100 % électrique ? Bio carburant ? Toutes les pistes sont testées en secret. Quoi qu’il advienne, une chose est sûre : pour survivre, le rouge devra virer au vert. Amen.