Et si le vrai luxe sur un yacht était de pouvoir profiter pleinement de la mer, sans nuire à l’environnement, ni sacrifier au confort ? Michael Healey - inventeur visionnaire, passionné de nature et de beaux bateaux - en est depuis longtemps convaincu. C’est d’ailleurs cette idée qui l’a conduit à imaginer en 2003 son propre yacht écolo. Une aventure un peu folle, qui, après avoir suscité beaucoup de scepticisme, commence à intéresser sérieusement le monde de la plaisance de luxe.
Parmi les grandes innovations du Valbella figure sa coque, conçue pour se passer de traitement chimique. Son secret ? Construite en aluminium soudé - donc naturellement résistante, même sans peinture - elle sera ensuite recouverte de lames de bois. Du bois produit localement et estampillé PEFC, pour s’assurer qu’il provient bien de forêts gérées écologiquement. Mais surtout du bois qui aura transité dans un autoclave à haute pression. Un procédé venu de Scandinavie qui le rendra résistant, sans entretien spécifique, même en cas de contact prolongé avec l’eau.
Deuxième révolution annoncée : le recours aux énergies renouvelables, pour éviter une consommation de carburant proprement anti-écologique. Le Valbella avancera ainsi à la voile. Ou plutôt au cerf-volant ! Michael Healey a en effet fait appel à la technologie Sky Sails - un cerf-volant géant géré par ordinateur - qui équipe déjà avec succès le cargo Beluga Sky Sails. Côté environnement, l’utilisation d’énergies fossiles et les rejets de gaz à effet de serre seront minimes. Et côté confort, les passagers bénéficieront à bord d’une véritable intimité avec la mer, sans bruit ni vibration. Le solaire, enfin, sera également mis à contribution. Pour les manœuvres de port notamment, la propulsion électrique sera alimentée par un parc de batteries rechargées par des panneaux photovoltaïques.
A bord, bien entendu, le Valbella ne ressemblera à aucun autre. La salle des
machines sera spacieuse et évolutive, afin de pouvoir accueillir les innovations les plus écologiques, dès leur apparition sur le marché. Quant à l’aménagement intérieur, confortable et haut de gamme, il sera servi par des matières naturelles ou recyclables. Des équipements luxueux baignés de lumière sous de larges baies vitrées, et qui, le soir venu, s’illumineront à la faveur de lampes à diodes, peu gourmandes en électricité. Il reste toutefois une inconnue de taille pour savoir si le Valbella sera ou non un yacht véritablement écologique : l’usage qu’en feront ses heureux propriétaires. Consommation excessive, pollution… tout comportement peu éco-responsable à bord suffira en effet à réduire à néant les efforts du constructeur. Avis aux futurs acheteurs…
Michael Healey construit actuellement à Rochefort-sur-Mer les bâtiments , écologiques, qui abriteront bientôt le chantier. Et s’il ne sait pas encore précisément quand le Valbella verra le jour, le Yacht Club de Monaco lui a d’ores et déjà proposé d’accueillir le baptême. La marraine quant à elle est déjà trouvée, ce sera Juliette Binoche.
Plus d’info sur le site de Michael Healey
www.30m-yachts.com