L’acteur irlandais Jonathan Rhys Meyers, beau gosse vénéneux révélé par « Match Point » de Woody Allen, était déjà ambassadeur du précédent parfum Hugo Boss. Cette fois-ci, il incarne le héros de la campagne pour Element. En parfait citadin, il sillonne les rues, entre gratte-ciel,
macadam et circulation, et en puise son énergie et son inspiration. Le message à peine subliminal ? La ville est l’oxygène de cet homme si bien dans son corps, si épanoui, si équilibré. Pourquoi Element ? La tête dévoile la calone, une note synthétique légèrement anisée évoquant à merveille la fraîcheur marine. Le cœur mêle notes épicées de gingembre et feuilles de coriandre évoquant le feu. Le fond boisé de cèdre évoque évidemment la terre. L’élément air est évoqué par le flacon en forme de bouteille d’oxygène, l’air qui enveloppe tout. Les quatre éléments, l’équilibre parfait, le bonheur zénifiant. Le style : discret-propre. Les parfums Hugo, fleuron du groupe Procter & Gamble (Hugo Boss, Patou,
Lacoste,
Gucci, Rochas) ont toujours la même obsession bien compréhensible : sortir leur « Acqua di Gio ».
« Hugo Element », s’il n’a pas la même évidence, la même élégance universelle, réussit à dépasser l’image un peu teenager de la marque. Après une série de fragrances en mode mineur (« Hugo XY », « Boss Pure »), Hugo Boss assume enfin cet « art du presque » si difficile à matérialiser en parfumerie. « Element » ressemble à un élixir de vitalité permettant de se sentir partout dans son élément. C’est aussi un coup de punch pour les virées tristes, un parfum de ciel à porter pour changer d’air, les jours où la météo intime affiche maussade.
Hugo Element, Hugo Boss, 66 € les 90 ml.
Hugo Boss
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