Distribués depuis l’automne 2007, les casques Ruby de Jérôme Coste, épaulé par Jean-Etienne Prach, sont des accessoires hybrides qui mêlent sport, savoir-faire artisanal et création artistique pointue. Résultat, des couvre-chefs vendus comme des gros cadeaux dans un giga-écrin cubique rouge, qu’on porterait bien sur la tête autrement que cheveux au vent…
Car chez Ruby, tout est peaufiné. Une coque en fibre de carbone bordée d’un joint chromé, un blason en acier, un intérieur bordeaux molletonné en agneau nappa tout doux qui rappelle le design des voitures vintage us. Et pour décorer tout ça, des couleurs laquées vernies tantôt unies (du flashy turquoise au sobre noir en passant par le marine, le purple ou le rouge), tantôt parsemées de paillettes, quand elles ne s’amusent pas à se muer en damiers, pois ou rayures…
Au choix, deux modèles : le classique « Pavillon » et le tout nouveau « Belvédère », version intégrale vendue avec trois différentes teintes d’écran. Sans oublier « Bandit », collection de carrés de soie cousus et rouleautés à la main, ni « Costume », pour avoir son casque personnalisé. Le mode d’emploi ? Simplissime, on va sur le site, et on clique pour choisir parmi les dix graphismes et les 26 couleurs proposées, sa propre combinaison rien qu’à soi. La classe.
« Signature », éditions limitées arty et musicales
Chaque année, Ruby invite un artiste à customiser un casque, vendu en édition limitée et accompagné d’une instru composée spécialement pour l’occasion par un musicien dans le vent : c’est le projet « Signature ». La version 2008, ça donnait, aux platines, BoomBass, et à la créa, HNT, graffeur passé à l’illustration dont on adore les mini-BD un peu perchées, et qui a pondu pour l’occasion un délirant « Surfin’ Zombie », sorte d’épouvantail naïf aux mille couleurs. On attend pour la fin de l’année la version 2009, customisée par Eley Kishimoto (avec un motif « Flash » tout en zébrures zigzag), qui sera vendue avec une bande-son du groupe tokyoïte Playband.
Trois questions à Jérôme Coste, créateur des Ateliers Ruby :
Pourquoi Ruby ?
C’est un article sur des streetbikers tokyoïtes qui m’a donné l’envie, en 2001, de concevoir des casques : je me suis lors rendu compte que ce genre de produit en version arty et fashion n’existait nulle part. Ruby, c’était le nom du moteur de la voiture favorite de mon père, qui était lui-même coureur de véhicules vintage et rédacteur en chef de « Bicross Magazine ». Ce nom évoque le luxe, la préciosité et la féminité, ce que je trouvais important dans la mesure où le produit que je vends est d’habitude plutôt catalogué comme masculin.
Quid des prochaines aventures de Ruby ?
Pour fin janvier prochain, on a quatre nouveaux foulards, et un blouson qui sera fabriqué par la maison Lewis Leather. Puis en avril, on va sortir une série limitée de casques customisés par Maison
Martin Margiela. Et on prévoit aussi une ligne de
gants.